Région du Sahel: L’association  »Femmes pour la Dignité du Sahel » engagée pour la relance économique des personnes déplacées internes.

Bénéficiaires

En effet, l’association  »Femmes pour la Dignité du Sahel » a initié en Janvier 2021 une collecte de fonds pour aider les personnes déplacées internes à se relever économiquement. L’objectif était de parvenir à réunir une somme d’argent suffisante et de la mettre à profit pour former les familles dans le besoin et/ou les soutenir dans des activités de relèvement économique. Lancée en Janvier 2021,avec le mot d’ordre « 500f(+ou-$1) pour les aider à se relever », elle était prévue se dérouler Jusqu’en Décembre 2021. [•••]

Premier semestre de la collecte

Les contributions ont connus un pic en Juin 2021 avec un Total de 275 000 Francs collecté (255 000F en Juin et 20 000F les mois d’avant). L’association à alors décidé de faire fructifier le montant collecté de Janvier à Juin en attendant la fin de la collecte en Décembre. Elle a donc utilisé ce montant pour acquérir des chèvres Rousses de Maraɗi (5 chèvres précisément et un bouk de la même race).

Il faut souligner que cette race de chèvre est réputée pour sa rapide reproduction, sa puberté précoce et ses grossesses gémellaires récurrentes. Ces chèvres ont été acquises à 65 000F le couplé (leur prix normal étant 85 000F/couple, le vendeur à voulu de cette façon soutenir la collecte) . Le montant total s’est levé à 195.000f.La proposition de les confier à l’une des mamans des enfants scolarisés et parrainés par l’AFDS et ses sympathisants, en attendant Décembre, parrue bonne. Et il faut dire que cette décision n’était pas fortuite.

Chèvres

En effet, un climat de confiance était déjà instauré entre ces femmes et l’association, en plus, secrètement, l’association entendait commencer les actions en faveur du relèvement économique avec elles. Ce choix a également été motivé par la conviction que si elles sont relevées économiquement, ces femmes seront un grand soutien pour leurs enfants déjà scolarisés, et aideraient ceux ci à poursuivre leurs cursus scolaires. Ce fut alors, Halima, la maman de la filleule de la Présidente de l’AFDS qui les accueillit. Halima fut éclairée sur le fait que ces chèvres lui étaient confiées et non offertes et qu’elles resteraient avec elle jusqu’au mois de décembre, avec l’espoir qu’elles se multiplient.

Pendant ce temps, le reste de l’argent collecté au premier trimestre devait servir à nourrir ces animaux. Durant ces six derniers mois (Juin à Décembre) , du son de maïs a été acheté pour les chèvres chaque deux semaines, soit deux fois par mois, avec un montant de 7 500f par achat, soit un total de 7 500x2x6=90 000F. Cela a été possible grâce à une partie des fonds collectés après Juin.

2e semestre de la collecte

L’idée des chèvres Rousses était bonne ! En effet, deux parmi les 5 ont déjà mis bas et les trois autres sont presqu’à terme. Par ailleurs, la collecte ayant continué,nous avons actuellement un actif de 105 000F collecté au deuxième semestre, sans compter le montant complété au Relicat Semestre1 pour nourrir les animaux.

Perspectives

L’AFDS, forte de sa vision, avait pris le soin d’inciter les mères de ses parrainés à s’organiser en groupement afin qu’elles puissent prendre des initiatives et mener ensemble des actions pour améliorer leurs conditions, ce qu’elles firent… Maintenant, l’association entend utiliser une technique traditionnelle de relèvement économique pour aider ces femmes (membres du groupement). La technique du « haɓɓanaaji » (qui se pratique toujours au Niger) est apparue comme une technique intéressante en effet.

Cérémonie de Bilan

Pour la petite culture: autrefois lorsqu’une personne traversait une période difficile, d’extrême pauvreté, il lui était donné une vache dite « haɓɓanaye » ou vache de relèvement. Il gardait celle-ci jusqu’à ce qu’elle mette bas, il retournait alors la vache à son propriétaire (ou la remettait à une autre personne dans le besoin) et gardait le petit lorsque celui-ci devient suffisamment autonome pour vivre indépendamment de sa maman.

Nous comptons utiliser cette technique pour relever toutes les femmes du groupement. Il est sûr qu’en janvier, toutes les chèvres auront mis bas. Halima sera alors l’heureuse bénéficiaire de cette première vague de chèvres nouvellement nées (5 au minimum) . Six mois après (lorsque les nouvelles nées seront pubères) , elle devra passer les mères à une autre femme du groupement.

Le sourire des bénéficiaires

Dans les conditions normales, elles seraient encore en phase de mettre bas… Et ainsi de suite jusqu à couvrir l’ensemble des femmes du groupement.

Par ailleurs, le reste de l’argent de la collecte sera utilisé pour acquérir d’autres chèvres afin d’accélérer le processus. Naturellement le défi est énorme, tant pour l’AFDS que pour ces femmes (suivi, organisation, externalités, risques etc.) . Mais comme tous les autres, nous comptons mettre toute notre énergie et notre bonne volonté pour réussir ce pari.